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Billet économique de Jean-Pierre Roth



Billet économique publié le 19 avril 2017 dans L'Agefi.

Jean-Pierre Roth*

Les dangers du « me first »


Ce Billet est le dernier que je publie sur le site de la Banque cantonale de Genève dont je quitterai la présidence, pour raison d'âge, le 25 avril prochain. Ainsi se clôt une série de vingt-six essais portant sur des sujets d'actualité importants pour l'économie suisse. Ce dernier Billet porte sur une évolution particulièrement inquiétante pour nous : le retour en force des tendances protectionnistes.

En effet, la mode actuelle est au « me first » selon laquelle la préférence nationale doit l'emporter en matière de stratégie économique. C'est un slogan claironné haut et fort aux Etats-Unis mais c'est aussi une idée souvent avancée en Europe (on la retrouve fréquemment dans la campagne présidentielle française) et qui pourrait bientôt faire d'autres émules. « Me first » est une idée à courte vue, à très courte vue même si elle devait se propager dans notre pays dont l'étroitesse du marché intérieur ne pourra jamais assurer la prospérité économique. Mais cette idée est aussi contre-indiquée pour de plus grands espaces tant il est vrai que les échanges ont été l'un des moteurs des progrès sociaux observés depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Par ailleurs l'isolement est une idée chimérique alors que les idées et les avancées technologiques circulent toujours plus rapidement autour du globe. Ceux qui y succomberont – s'ils parviennent à leurs fins – se marginaliseront au détriment du bien-être futur de leur population.

Le « me first » n'est pas né d'une nouvelle doctrine économique qui voudrait que l'isolement soit un gage de prospérité. Il s'est nourri d'une frilosité croissante de la classe moyenne qui a vu son revenu stagner ces dix dernières années depuis le déclenchement de la crise financière. Cette catégorie de la population, qui avait joué un rôle déterminant dans les transformations économiques du passé adopte maintenant une attitude défensive alors que les places de travail ne paraissent plus garanties du fait des progrès de la technologie et de la concurrence internationale. De plus, elle craint pour la pérennité des régimes sociaux, notamment des systèmes de retraite, menacés par des taux d'intérêt bas et des caisses publiques vides. N'est-ce pas sa crainte du lendemain qui explique en partie le vote sur le Brexit et chez nous l'acceptation de l'initiative contre l'immigration de masse et le rejet de la RIE3 ?

Si la libéralisation du commerce international – que l'on appelle familièrement la globalisation – a pu être aussi rapide au cours des trente dernières années, c'est qu'elle s'accompagnait d'une progression générale des revenus et de la perception d'une amélioration du niveau de vie de génération en génération. Aujourd'hui, cette vision n'est plus aussi largement partagée. Dans la classe moyenne, l'inquiétude s'est faite jour, en Europe comme aux Etats-Unis, et chez nous également.

Seul un retour à une croissance soutenue peut renverser cette dynamique négative. Comment en créer les conditions ? La stratégie du « me first » ne sera qu'un feu de paille, car la globalisation des échanges reste la seule source sûre et durable du progrès économique. Pour notre pays, viser le progrès signifie garder le cap suivi jusqu'ici, consolider notre position de plateforme d'activité globale, assurer notre place sur la scène mondiale par des efforts soutenus en matière de formation et de recherche. Mais, comme les pressions de la concurrence seront rudes et réclameront des adaptations continues, il conviendra de veiller particulièrement à ce que la charge de l'ajustement aux réalités mondiales demeure équitablement répartie. Ce sentiment n'a pas prévalu au cours des dix dernières années ; la classe moyenne s'est sentie discriminée en matière d'impôts et de sécurité des places de travail.

Notre pays est l'un des mieux placés en Europe pour réussir le pari d'une intégration fructueuse dans l'économie mondiale ; le « me first » n'est pas une option pour lui. Mais pour qu'il puisse garder le cap sur le grand large, il devra s'assurer que la classe moyenne participe pleinement au succès de son entreprise. Sans son soutien, le risque est grand de voir des blocages politiques compromettre son succès.




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22.06.2017

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