Toutes les caisses de pension se valent-elles ?

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Les prestations d’une caisse de pension ont-elles une influence sur la rente de la retraite ?

 

Un élément fondamental de la préparation de sa retraite est le passage en revue de toutes les sources de revenu disponible au moment opportun. La première étape consiste à établir un budget des dépenses. Dans le cas d’Irina, célibataire de 51 ans, celle-ci a estimé qu’elle aura besoin, à l’âge de 64 ans, de CHF 76'000.- pour maintenir son niveau de vie. Sa première source de revenu est constituée de l’AVS. Irina a commencé à cotiser à 21 ans (l’âge légal) et elle a gagné durant sa vie professionnelle un salaire annuel moyen de CHF 95'000.- (soit plus que les CHF 86'040.- nécessaires à l’obtention d’une rente pleine). En fonction de ces éléments, elle touchera la rente AVS maximale de CHF 28'680.-.

 

L’autre source de revenu est constituée du 2e pilier (LPP). Contrairement à l’AVS, dont les conditions sont les mêmes pour tous, le niveau de la rente LPP dépend directement du type de caisse de pension choisie par l’employeur pour l’ensemble de ses collaborateurs. L’employeur d’Irina a opté pour une caisse de pension de base (minimum légal) qui assure son salaire à hauteur de CHF 60'945.-, même si celle-ci gagne plus. Sa rente LPP se montera en conséquence à CHF 22'735.- qui, additionnés au montant de l’AVS, donnera une rente totale de CHF 51'145.-. Par rapport aux CHF 76'000.- de besoin exprimés par Irina, la lacune s’élève à CHF 24'585.-. Elle devrait alors avoir accumulé un capital de CHF 361'544.- qui, converti en rente à un taux de conversion de 6.8%, lui procurerait le revenu manquant à sa retraite (CHF 361'544.- * 6.8% = CHF 24'585.-). Prévoyante, Irina a épargné depuis ses 25 ans, un montant annuel de CHF 2'000 qu’elle a placé dans un 3e pilier A avec un intérêt moyen de 2.5% ; ce qui représente un pécule de CHF 72'023.-. Même en tenant compte de cet apport, la lacune de prévoyance représente encore un effort financier important puisqu’au mieux, en se basant sur un rendement moyen de 2.5%, Irina devra économiser chaque année quelque CHF 19'122.- pour atteindre son objectif de rente. Ce scénario est réaliste mais un tel objectif de rendement n’est envisageable qu’en investissant dans des placements composés à 40% d’actions et présentant donc un profil de risque relativement élevé. En cas d’aversion au risque, il conviendrait alors d’opter pour des placements plus sûrs mais ayant un effet sur le niveau d’épargne nécessaire qui serait alors plus important.

 

Supposons qu’Irina, tout en conservant le même salaire, change d’entreprise et que son nouvel employeur lui propose une LPP sur-obligatoire qui assure la totalité de son salaire : elle obtiendrait une rente totale (AVS comprise) de CHF 64'119.- au lieu des CHF 51'145.-. Mieux encore, imaginons qu’elle trouve un emploi dans une société qui offre la meilleure LPP possible (cela existe !), elle disposerait alors d’une rente totale de CHF 80'750.- ! A défaut, Irina devra donc procéder à un plan d’épargne et pour ce faire, consulter son conseiller financier pour un check-up global de sa situation patrimoniale.

 

Finalement, à salaire comparable, le niveau de prestation de la LPP produit une incidence notable sur le montant total épargné en vue de la retraite.

 

Scénario : salaire d’Irina, CHF 95'000.-