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Article de Blaise Goetschin



Article publiée le 31 mai 2017 dans PME Magazine.

Blaise Goetschin*

Marchés émergents : un concept dépassé


La pensée financière dominante s'appuie sur de nombreux concepts mal définis. Hedge fund, BRICS, produits alternatifs, smart bêta; innombrables sont les dénominations et les catégories imprécises ou ambiguës. Parmi celles-ci, un grand classique est la notion de "marchés émergents". Cette classification géographique, qui dérive de "pays émergents", est d'usage dans la délimitation des classes d'actifs, actions ou obligations, par exemple. L'expression aurait été inventée par Antoine Van Agtmael, de l'IFC (banque mondiale) en 1981. Cette définition regroupe les pays autrefois qualifiés "d'en développement " et rassemble, notamment, les BRICS, abréviation, inventée elle par Jim O'Neill de Goldman Sachs en 2001, pour Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud. Les actifs emerging markets complètent le puzzle mondial du MSCI composé de grands blocs allocatifs : marché des Etats-Unis, marché de l'Union européenne, Royaume-Uni, Suisse (en proportion modeste), Asie et Japon.

Or ce regroupement n'a plus de véritable pertinence. Il doit être abandonné et remplacé par une nouvelle appréhension de ces diverses zones économiques. Il n'a plus de pertinence car rien ne lie ou ne corrèle l'économie brésilienne et russe par exemple. Leurs cycles économiques sont étrangers l'un à l'autre, leurs devises sont différentes et indépendantes et leurs contextes géopolitiques aux antipodes. La Chine et l'Inde, deux bassins de civilisation millénaires, sont si grandes qu'elles constituent une, voire deux zones d'investissement à elles seules.

Avant d'esquisser une proposition de solution, il convient de s'interroger sur la signification même de la pondération géographique dans le processus d'allocation stratégique général. Autrefois déterminant, ce paramètre a perdu de son poids. Il y a plusieurs raisons à cela. L'économie mondiale est plus globalisée et imbriquée (actionnariat multipolaire des multinationales, joint-venture croisés sur les continents dans nombre d'industries, automobile ou pharma, par exemple). Les gérants ont une meilleure maîtrise de la volatilité des taux de change et les économies des différents blocs sont plus corrélées que dans le passé, notamment du fait d'une coordination améliorée des politiques monétaires des banques centrales. Mais malgré cette évolution, il reste qu'un portefeuille doit être diversifié (risques de guerre, d'embargo, de sanctions ou de spoliation, etc...) à une échelle mondiale, partant faire l'objet de limites de déconcentration des compartiments géographiques.

Si les grands blocs cités plus haut sont incontestables, notamment parce qu'il s'agit en l'espèce de zone de devises uniques, les marchés émergents doivent être scindés en zones plus homogènes. Un découpage détaillé s'impose, qui ne peut être exposé ici. En un mot, il comprendra des blocs autonomes, la Chine et/ou l'Inde en tous cas, et des zones économiques comme la Russie et une partie de l'Asie centrale, l'Amérique du Sud, l'Afrique, avec ses pôles sud, nigérian et côte est, et le Moyen Orient, par exemple. Ces modules sont une première indication, ils pourront aussi être combinés lorsque des thématiques d'investissement transversal le justifieront. On pense ici à la nouvelle route de la soie, à des pôles à forte croissance (Ethiopie-Tanzanie-Kenya ou Birmanie-Bangladesh) ou à des activités économiques cross border comme le commerce de matières premières.

S'agissant des portefeuilles d'actions internationales (world equity), il reste toutefois primordial d'analyser chaque entreprise pour elle-même, quelles que soient ses attaches ou dépendances géographiques. Cette sélection individuelle peut mener à surpondérer un bloc ou une zone et inquiéter les nostalgiques d'une allocation géographique mondialiste. Peu importe leur provenance, c'est en définitive la qualité intrinsèque de chaque entreprise retenue dans l'investissement qui constitue le facteur de succès de la sélection de titres.




*CEO de la BCGE



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